vendredi 6 mai 2011

The Wardrobe Moment

Pour la rubrique "The Wardrobe Moment", je vais vous parler du mini short en jean, devenu une pièce incontournable dans notre garde robe.

Et oui, les beaux jours arrivent et on a envie de se faire bronzer les gambettes, alors évidemment le mini short est de rigueur.

C'est un vêtement qui se porte assez facilement dans le sens où l'on peut l'associer avec différents hauts et accessoires, tels que des tops, des chemises, voire même des pulls, des sautoirs ... etc.

Par ailleurs, le mini short en jean se décline en différentes couleurs, tons pastel, flashy, il y a le choix.

A présent en voici une petite sélection :

  • Mon préféré (sauf le prix bien sûr, c'est dommage) "Mini short rose by Isabel Marant", 169 euros




  • "Mini short en denim déchiré by Zara", 29.95 euros 



  • "Mini short en jean blanc by Mango", 29.90 euros 





  • "Mini short en denim, avec un imprimé fleuri by Topshop", prix £32.00




  • "Mini short en jean rouge by Urban Outfitters", 42 euros





Et vous, vous aimez le mini short en jean ou pas ?


Bonne journée à tous !


Bisous Juniens !
















lundi 2 mai 2011

Pop Culture

Aujourd'hui, dans la rubrique "Pop Culture", je vais vous parler d'une artiste, enfin plus exactement d'une sculptrice française née en 1864, et décédée en 1943.

Elle ne fût pas vraiment reconnue en son temps, et pourtant ses oeuvres sont d'une grande qualité et d'une telle beauté que je voulais faire un article sur cette immense artiste.
"Camille Claudel (Fère-en-Tardenois (Aisne) le 8 décembre 1864 - Montdevergues, (Vaucluse) le 19 octobre 1943) est une sculptrice française, sœur du poète et écrivain Paul Claudel. Elle est également connue pour sa relation passionnelle et tumultueuse avec le sculpteur Rodin, de vingt-quatre ans son aîné.
Camille Claudel est née à Fère-en-Tardenois le 8 décembre 1864, de Louis-Prosper Claudel, conservateur des hypothèques, et de Louise-Athanaïse, née Cerveaux, fille du médecin et nièce du prêtre du village. Après la disparition de Charles-Henri (né en août 1863), le premier fils du couple, mort à seize jours, Camille devient l’aînée d'une famille qui comptera deux autres naissances.
Par la suite, le couple s'installe à Villeneuve-sur-Fère, petit village à quelques kilomètres de Fère-en-Tardenois, Camille y passe son enfance entourée de sa sœur Louise, née en février 1866 et de son jeune frère Paul, né en août 1868. La famille Claudel s'installera ensuite pour trois années à Nogent-sur-Seine, de 1876 à 1879. Cette ville de province sera le lieu où Camille fera ses premiers pas d'artiste. Là, elle rencontrera le sculpteur Alfred Boucher qui lui fera prendre conscience de ses dons exceptionnels.

Depuis l'enfance, Camille est passionnée par la sculpture et commence très jeune à travailler la glaise. Appuyée constamment par son père qui prend conseil auprès d'Alfred Boucher, Camille doit affronter la très forte opposition de sa mère, laquelle aura toujours une violente aversion pour cet art qui passionne son aînée.
En 1882, alors que les Claudel séjournent à Wassy, Camille persuade sa famille d'emménager à Paris, à l'exception de son père retenu par ses obligations professionnelles. Cela, afin de perfectionner son art auprès des maîtres. Avec son frère Paul, elle habite au 36, boulevard de Port-Royal. Ensuite Camille vit et travaille dans son atelier du 19 quai de Bourbon, dans l'Ile Saint-Louis de 1889 jusque son internement en 1913, ce que rappelle une plaque souvenir apposée sur cette maison.
Elle suit, tout d'abord, des cours à l'Académie Colarossi. Par la suite, elle loue un atelier avec des étudiantes anglaises dont Jessie Lipscomb avec qui elle se liera d'une profonde amitié.
Camille a d'abord étudié avec Alfred Boucher. Celui-ci était à Paris pour mettre en place La Ruche, un phalanstère, une communauté d'artistes. Mais lorsqu'il gagne le Prix de Rome et s'installe à la Villa Médicis, il demande à Auguste Rodin de le remplacer pour son cours de sculpture qu'il donne au groupe de jeunes filles. Ainsi Camille et Rodin font connaissance.

Très vite, la connivence puis la complicité artistique s'installent ; devant le génie de Camille, l'originalité de son talent et sa farouche volonté, Rodin ne résiste pas longtemps ; tel qu'il le dit lui même : « Mademoiselle Claudel est devenue mon praticien le plus extraordinaire, je la consulte en toute chose ». Et à ceux qui la critiquent, Rodin répondra : « Je lui ai montré où trouver de l'or, mais l'or qu'elle trouve est bien à elle ». Camille influence profondément Rodin, qui modèlera « l'Éternelle idole », « le Baiser » (ils y travaillèrent à deux), ainsi que la monumentale « Porte de l'Enfer »… Suivront également des œuvres comme la Danaïde ou Fugit Amor.
Camille Claudel glisse de l'expressivité passionnée et exclusive du corps nu, propre à ce dernier, à une science des attitudes plus originale et maîtrisée qui relève de son génie propre. Des drapés très art nouveau enveloppent de plus en plus les corps. Un chef-d'œuvre tel que « la Valse » (qui compte plusieurs versions) montre l'étendue de son talent. Mais l'artiste ne s'arrête pas là, elle explore une nouvelle voie, profondément originale. « J'ai beaucoup d'idées nouvelles », confie-t-elle à son frère Paul. Elle en donne quelques croquis étonnants, parmi lesquels on reconnaît « les Causeuses ». Des œuvres nombreuses et remarquables naissent alors sous ses doigts. C'est l'invention d'une statuaire de l'intimité qu'elle seule a pu atteindre. La voie amorcée par Camille Claudel vise à saisir sur le vif le vécu d'un geste simple, dans l'intensité de l'instant. Elle s'attarde au moment qui s'échappe et réussit magistralement à en faire sentir toute la densité tragique.
Comprenant que le monde de l'art continuera à ne voir en elle que l'élève de Rodin, Camille Claudel décide de quitter celui-ci. Les dix années qui suivront seront les plus productives de sa carrière, mais elle ne recevra pas de commandes de l'État (commandes demandées à grands cris par son admirateur enthousiaste Octave Mirbeau, qui proclama à trois reprises son génie dans la grande presse). En effet, Camille défie la morale sexiste du monde de l'art de l'époque en sculptant le nu avec la même liberté que les hommes. A la fin de sa carrière, elle reçoit enfin une commande lorsqu'elle sculpte le nu saisissant d'une femme seule et mourante Niobide blessée.


Vivant misérablement, Camille Claudel s'enferme bientôt dans la solitude et sombre peu à peu dans la folie. Elle est âgée de presque cinquante ans lorsque son père meurt, le 2 mars 1913, sans que Camille semble en être prévenue— elle n'assistera d'ailleurs pas à l'inhumation. Sa famille la fait interner à l’asile de Ville-Évrard, où elle entre dès le 10 mars, et demande à ce que soient restreintes ses visites et sa correspondance.
En 1914, la Première Guerre mondiale éclate et les hôpitaux sont réquisitionnés : elle est transférée le 9 septembre à l'asile d'aliénés de Montdevergues, à Montfavet, dans le Vaucluse, où elle restera jusqu'à la fin de ses jours. Elle y est affreusement malheureuse, ne sculpte plus, et ne recevra jamais une seule visite de sa mère, qui meurt en 1929, ni de sa sœur : seul son frère Paul viendra la voir, à douze reprises. Elle écrit de nombreuses lettres à son frère et à sa mère, dans lesquelles elle se plaint des conditions de son internement, et reçoit en retour de la nourriture et des affaires diverses.
Elle meurt le 19 octobre 1943 d'un ictus apoplectique, vraisemblablement par suite de la malnutrition sévissant à l'hôpital, à l'âge de 78 ans. Elle est inhumée quelques jours plus tard au cimetière de Montfavet, accompagnée du personnel de l'hôpital, puis ses restes seront transférés dans une fosse commune, son corps n'ayant pas été réclamé par ses proches.

Dès les mois qui suivent son internement, celui-ci est condamné par les admirateurs de Camille Claudel, qui y voient un « crime clérical ». Ainsi, le journal l'Avenir de l'Aisne publie le 19 septembre 1913 une tribune s'indignant de ce qu'« en plein travail, en pleine possession de son beau talent et de toutes ses facultés intellectuelles, des hommes [soient] venus chez elle, l'ont jetée brutalement dans une voiture malgré ses protestations indignées, et, depuis ce jour, cette grande artiste est enfermée dans une maison de fous ». Une campagne de presse est alors lancée contre la « séquestration légale », accusant en particulier la famille de Camille Claudel de vouloir s'en débarrasser et demandant l'abrogation de la loi du 30 juin 1838 sur les aliénés.
Bouleversé, Rodin tentera de faire en sorte d'améliorer le sort de Camille, sans grand succès ; il décède en novembre 1917.

Camille Claudel est considérée aujourd'hui comme une artiste majeure de la fin du XIXe siècle, « artiste en phase avec l'art de son temps ».
Le Musée Rodin conserve une partie des quelque cinquante sculptures répertoriées à ce jour dans une salle qui lui est consacrée " :
  • L'Abandon (bronze)
  • L'Âge Mûr (1re version en plâtre, 2e version en bronze.)
  • Buste de Rodin (version en plâtre, version en bronze)
  • Les Causeuses (version en plâtre, version en onyx, version en bronze)
  • Clotho (plâtre)
  • L'Implorante (réduction, bronze)
  • Jeune femme aux yeux clos (argile ?)
  • La Niobide blessée (bronze)
  • Paul Claudel à trente-sept ans (bronze)
  • Pensée (marbre)
  • La Petite Châtelaine (marbre)
  • Profonde Pensée (bronze)
  • Profonde Pensée (marbre)
  • Sakountala (statue mutilée en glaise)
  • La Vague (onyx et bronze)
  • La Valse (bronze)
  • Vertumne et Pomone (marbre)
  • L'Implorante (bronze)
Au Musée Dubois-Boucher de Nogent-sur-Seine (Aube)
  • Mon frère en jeune romain (bronze)
  • Louise Claudel, buste en terre cuite , 45 × 22 × 25 cm, 1885
  • Giganti, tête en bronze , 32 × 26 × 27 cm, 1885
  • Niobide blessée, bronze
  • Jeune femme aux yeux clos, buste en terre cuite






Voici quelques unes de ses plus célèbres oeuvres :


  • "L'Âge mûr ou La Destinée
    ou Le Chemin de la vie ou La Fatalité (1894-1900)"









  • 
    "Clotho
    (1893-1897)"











  • 
    "Les Bavardes ou Les Causeuses
    ou La Confidence
    (1893-1905)"










  • "L'Implorante
    (1893-1897)"








  • "La Vague ou Les Baigneuses
    (1897-1903)"





  • 
    "Camille Claudel en 1884"




Pour la petite anecdote, en 1988, Bruno Nuytten a tourné un film sur la vie de Camille Claudel (film du même nom), et Isabelle Adjani a incarné l'artiste, et Gérard Depardieu a incarné Rodin.



Et vous, connaissez - vous cette artiste ? Aimez - vous ses oeuvres ?


Bonne journée !


Bisous Juniens !